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Une valeur est intimement liée à l’individu et à sa conduite. Elle nomme et légitime ses gestes quotidiens. Elle traduit souvent ce qu’il y a de plus profond en lui. Par contre, il convient de noter qu’une valeur individuelle n’est pas statique. Au fur et à mesure de nos expériences de vie, elle se consolide ou encore elle se transforme. Qu’est-ce qui est important de nos jours dans notre société ? L’argent, le superficiel (le paraître) ou les valeurs fondamentales ? Qui l’emportent ? Dès que nous allumons la télé, nous avons un début de réponse. Tout est télé-réalité (mais quelle réalité ?), humour obscène, escroquerie, vol… le seul but est de faire de l’audimat. Progressivement, c’est devenu la norme. Les valeurs sont perverties par l’argent et le paraître. Nous avons tellement investi dans le bonheur individuel que nous sommes devenus incapables de partager une espérance collective. Les rapports humains sont désormais marqués par l’individualisme. Nous sommes incapables d’aimer et de respecter les autres. Nous sommes dans la société du « tout pour ma gueule et rien à faire des autres ». Nous vivons l’époque de l’irrespect, de l’intolérance et du comportement hautain à l’égard d’autrui. Certaines personnes pensent que l’affirmation de soi passe par la négation et le mépris de l’autre. Les faibles ou ceux qui se sentent faibles recourent à la méchanceté et à l’impolitesse pour faire peur aux autres. Je ne cherche pas d’excuses aux méchants mais il faut bien voir que certains n’ont pas assez de connaissances ou tout simplement pas assez de mots dans leur vocabulaire pour s’exprimer autrement. Dans leur famille, ce qu’ils ont entendu le plus souvent, ce sont les insultes et ça leur vient naturellement ! C’est la normalité pour eux. Ce n’est pas toujours de leur faute ! Plus qu’une question d’intelligence, le savoir vivre est surtout une question d’éducation. C’est aux parents d’apprendre les valeurs fondamentales mais tous n’en sont par capables et quand on a jamais appris ces valeurs, comment les transmettre ? Comment faire la distinction entre ce qui est bien et mal ? Qui n’a jamais était fasciné par le héro d’un film ? Il n’est pas rare de trouver des gens qui préfèrent le méchant au bon dans un film. Pourquoi ? Simplement car les méchants sont souvent invincibles, forts et puissants ! Enfin, c’est limage qu’ils renvoient. Certaines personnes admirent donc ces comportements ! Lorsqu’on admire une personne, on cherche à devenir comme elle. Nous sommes assez facilement envieux de la réussite professionnelle et financière des autres, de leur succès, mais aussi de leurs biens mal acquis. Celui qui réussit à dévaliser une banque par internet Ce n’était presque pas un vol comparé à d’autres escroqueries. Transfert d’argents de compte en compte en s’initiant à la logique des écritures comptables informatisées, simple virement en sa faveur et le voilà millionnaire. Sans se faire prendre ni faire trop de dégâts (bien sûr pour l’instant). Il fait non seulement la une des journaux, mais aussi l’admiration de beaucoup ! Certes, il a le mérite de n’avoir fait de mal à personne, et de ne pas avoir envoyé des millions de personnes au chômage. Mais de là à l’admirer… ! Admire, ce n’est pas respecter ou aimer. Etre « méchant » c’est dominer et ne pas s’embarrasser de scrupules pour avoir une certaine réussite sociale. Du coup les personnes impressionnables ont tendance à les envier ou à les admirer. De nos jours, « être quelqu’un de bien », c’est donner de soi une image de faiblesse alors que jadis cela était une vertu. Le danger, c’est de vouloir à son tour se faire respecter et montrer que l’on n’accepte pas ce manque de considération en faisant la même chose. Préservons nos valeurs et n’admirons pas ceux qui les ont perdues sinon nous risquons de devenir comme eux ! La conclusion appelle à construire une « civilisation de l'amour », c'est-à-dire une société digne de l'homme qui devrait reposer sur des valeurs essentielles et fondamentales: solidarité, charité, justice, amour. « Pour rendre la société plus humaine, plus digne de la personne, il faut revaloriser l'amour dans la vie sociale - au niveau politique, économique, culturel - en en faisant la norme constante et suprême de l'action. Hamdibey
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