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Il était une fois… Une forêt de sapins sur le versant d’une petite montagne ensoleillée L’air était doux malgré les rudes journées de décembre, le soleil filtrait entre les rangées de conifères pour toucher de son pinceau un jeune arbrisseau. Une légère brise faisait onduler les branches qui jouaient de leurs ombres sur un petit sentier. Non loin de là, on entendait le tintement d’un ruisseau léger et heureux, se faufilant jusque dans la vallée. L’air était remplit de cette saveur âcre que dégage les conifères sous le souffle de la brise légère et froide. Une multitude de sapins, tous plus hauts les uns les autres. L'été, ils s'épanouissaient aux rayons du soleil, et l'hiver, ils s'endormaient, bercés par la brise qui balançait leurs branches épineuses recouvertes de neige. Tout ce village de résineux vivait paisiblement, alors que dans un coin, isolé, un pauvre petit sapin se lamentait, été comme hiver, il patientait, personne ne le regardait, les Grands se moquaient de lui car il ne grandissait pas et ne portait encore aucun pin. Comme il se sentait solitaire! Comme il enviait ses voisins, si hauts, si droits, si épineux, et chaque jour, il espérait prendre de la hauteur, mais rien, il restera toujours la risée de tous. Pendant ce temps, au village des hommes, dans chaque maison, les enfants s'affairaient aux préparatifs de Noël : on décorait les cheminées, sans oublier d'y déposer les chaussons, qui, bientôt seraient garnis de merveilleux jouets, on fabriquait des guirlandes de papiers multicolores, mais il ne manquait plus que la chose principale et indispensable pour ce jour Le fameux sapin… ! De bon matin, plusieurs hommes se rendirent dans la forêt, inspectant de près ces arbres, choisissant les plus beaux, mais de taille raisonnable. Plusieurs sapins quittèrent ainsi, un à un, leur sol natal, regrettant leurs amis, leurs frères qu'ils ne reverraient jamais plus... Tout-à-coup, un homme aperçut de loin, seul dans son coin, ce beau petit sapin : "Venez voir comme il est mignon ! " cria-t-il à ses compagnons qui, aussitôt formèrent un attroupement autour de lui... Comme on l'admirait ! Comme il se sentait timide devant tous ces yeux braqués sur lui ! Lui qui était si menu à côté des autres, on le touchait, contemplait ses piquants tendres et d'un vert clair, dégageant une bonne odeur résineuse. C'est alors qu'il se sentit soulever, arracher, emporter vers le village des hommes. Et c'est ainsi qu'il quitta cette forêt, heureux de laisser ses voisins si méchants... C'est donc dans un grand pot de terre qu’ils l’ont installés avec ses racines. Ah ! Comme il faisait bon, comme on prenait soin de lui. Dans cette maison tout annonçait ce merveilleux jour de Noël : dans la grande cheminée les bûches s'entassaient et pétillaient de joie, des hautes flammes rouges s'élevaient, vacillantes, illuminant ainsi la salle de séjour. Dans un coin, près de la fenêtre, le sapin put sentit la chaleur humaine.
Le lendemain, (Toi oui toi) son "Sauveur", le décora admirablement, par des boules multicolores par-ci, par-là, une boule de coton venait lui caresser le bout des doigts et delà lui rappela la neige si douce qui, jadis, le recouvrait... Puis, le garçonnet lui mit une étoile filante sur la tête, des boules rouges, jaunes, bleues, vertes. Comme il était beau dans sa parure toute verte à pois blancs ! Et chacun venait de toute part l'admirer, si gentiment orné de guirlandes et sujets de toutes sortes. C'est alors que la nuit de Noël arriva : vers minuit, notre sapin fut réveillé par des bruits étranges, autre que le pétillement des dernières bûches dans la cheminée, qui semblaient venir de l'extérieur.  S'approchant de la fenêtre givrée, il aperçut, non seulement la lune brillante dans le ciel noir, mais un traîneau tiré par huit rennes, commandés par un cocher qui n'avait rien de réel, petit et vieux, habillé de rouge et qui ressemblait de plus en plus au fameux "Père Noël". Et c'est ainsi, de cette façon que le sapin put voir jaillir de la cheminée ce vieux "bonhomme" portant un sac dans lequel une multitude de jouets étaient entassés. Puis il le vit accomplir sa mission : le vieil homme à la barbe blanche se mit au travail sans un mot, et bientôt, les bas, les souliers furent remplis de cadeaux. Puis, faisant un signe de tête à notre sapin, il lui accrocha plusieurs pins ici et là, et le Père Noël disparut comme il s'en était venu, par la grande cheminée dont les flammes, heureusement, s'étaient apaisées, et bondit sur son traîneau d'un seul élan et l'attelage s'envola comme une plume au vent vers d'autres logis, faire la joie d'autres enfants... Puis, une fois les fêtes de Noël terminées, on replanta ce beau sapin dans la belle pelouse verte du jardin.

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