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Aujourd’hui je voudrais vous invité à venir danser avec moi, une valse à trois temps. oui une valse si vous voulez bien… ! L'homme, qui doit tenir la taille de la femme sa cavalière, sa mains doit être pudiquement enveloppée dans un gant ou, qu'au moins, elle tienne un mouchoir afin que ce contact jugé si osé soit moralement plus acceptable. Admirez ce beau tableau de peinture et ce merveilleux couple...
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J'ai également pu apprécier ces deux tableaux en pied de Renoir. Je suis restée un long moment à admirer ces superbes scènes de danse. Je connaissais ces deux-là, d'habitude présentées au musée d'Orsay: La Danse à Bougival et la Danse à la ville.
Deux tableaux en miroir, conçus en pendants, qui jouent sur une série d'oppositions avec un sens de l'observation sociologique admirable. D'un côté, l'animation enjouée d'une partie de campagne, l'expression fraîche et spontanée d'une grisette fleurie, la complicité détendue de deux partenaires le temps d'une musette. De l'autre, la sophistication précieuse d'un grand bal bourgeois, l'élégance composée d'une jeune fille de bonne famille, l'accord de bon aloi d'un couple de convention.
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| Et puis j'ai découvert ce dernier tableau, habituellement hébergé à Boston |



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Je suis littéralement tombée en arrêt devant cette troisième scène de danse. Il y a bien un arrière-plan qui suggère un contexte de bal populaire et certains accessoires qui évoquent un divertissement du dimanche - Loin des palais où la tenue requise gants et smoking. Comme le chapeau jaune de l'homme sans chemise ni papillon. Mais on sent bien que l'observation sociologique n'est pas l'objet de ce tableau. Ici, c'est véritablement le couple, dans tout ce qu'il symbolise, qui crève la toile. La danse n'est plus un divertissement, une source de plaisir, une affaire de convention sociale ou un rite d'initiation. La danse est ce par quoi naît le désir. Le peintre saisit une attitude, et tout est dit : l'attirance irrésistible de l'homme pour sa partenaire, dans ces lèvres tendues, ce regard caché mais que l'on devine insistant, l'emprise solide autour de la taille de la jeune fille, le pied résolument entreprenant dans les plis voletant de la robe en mouvement. Et face à ce cavalier émoustillé, une jeune femme à la fois consentante, séduite mais pudiquement en retrait, les yeux timidement baissés, les joues empourprées, le corps emporté dans le tournoiement de la valse. Le désir y est une affaire sérieuse et troublante, qui éclate dans le langage des corps mais se cache dans le non-dit d'une bouche close et d'un regard masqué. L'érotisme affleure, au-delà de cette activité innocente réalisée aux yeux d'autrui qu'est la danse, et se résume à un détail d'importance : l'absence délibérée de gants aux mains des danseurs, ces accessoires sine qua non de toutes les femmes de l'époque lors d'un bal, populaire ou bourgeois, et qui complètent la toilette des danseuses des deux premiers tableaux. Se dernier tableau est un peu abîmé , une pièce de tissu manque, obligé de camoufler avec un cadre doré un peu encombrant- Ce qui met en mouvement cette logique du "vol de jouissance" n'est évidemment pas l'intégralité de la toile dont on perçoit le contact incandescent et intense de deux mains nues, unies par l'aimant puissant d'une attirance réciproque. Vous avez vraiment aimé cet article ? Je vous invite alors à danser Hamdibey
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